Analyse complémentaire

Analyse complémentaire dans le benchmarking des communes

Quelles sont les dépenses de notre école pour le matériel pédagogique, les excursions et les semaines de projet par rapport aux autres communes ? Comment ma commune se situe-t-elle par rapport aux tarifs de location des salles de sport ? Et notre piscine fait-elle bonne figure en termes de coûts et de revenus comparés ?

Nous avons examiné ces questions et beaucoup d’autres dans le cadre de nos analyses complémentaires annuelles, en collaboration avec nos clients. Mais qu’entendons-nous exactement par analyse complémentaire ?

Que signifie « analyse complémentaire » ?

Le produit principal établi de publicXdata est un benchmarking des communes à l’échelle nationale, dans lequel environ 90 communes sont désormais comparées entre elles dans 31 domaines de prestations. Afin de pouvoir comparer les communes entre les cantons et indépendamment de leur taille, une logique d’épuration scientifiquement développée est utilisée.

Ce benchmarking sur les 31 domaines de performance a pour but de donner aux communes un aperçu de leur performance globale et de fournir des indications sur les domaines susceptibles d’être améliorés. L’analyse est toutefois réalisée à un niveau élevé, car les domaines de performance sont comparés à l’aide de 1 à 6 indicateurs.

Afin de déterminer de manière ciblée pourquoi une commune présente des coûts élevés par unité pilote pour un indicateur, nous effectuons des analyses supplémentaires annuelles. Certains thèmes sont examinés en détail afin d’identifier les causes réelles des coûts. Ces analyses complémentaires ont lieu dans des groupes de comparaison plus petits, généralement cantonaux, et se concentrent sur 1 à 3 thèmes.

Comment les communes bénéficient-elles de l'analyse complémentaire ?

L’analyse complémentaire fait partie du processus global d’amélioration continue que nous souhaitons mettre en place pour le développement durable dans les communes. Grâce à cette approche, nous favorisons la confiance entre les citoyens, l’exécutif et l’administration, en procédant de manière à préserver les ressources et en identifiant systématiquement le potentiel d’amélioration tout au long du processus.

Process d'amélioration continue PAC
Figure 1 : Processus d'amélioration continue (PAC)

Pour plus d’informations sur le processus d’amélioration continue, voir l’article de blog « Processus d’amélioration continue pour les communes ».

L’analyse complémentaire permet aux communes d’identifier des possibilités d’action concrètes et des points de départ, et d’apprendre des exemples de bonnes pratiques d’autres communes.

Dans la plupart des cas, le point de départ des analyses complémentaires est constitué par les domaines de prestations issus du benchmarking. Nous les examinons ensuite en détail en identifiant et en décomposant les principaux inducteurs de coûts pour les domaines de prestations correspondants.

L’impact de l’analyse complémentaire a toutefois ses limites, car nous ne pouvons pas présenter aux communes un plan d’action concret avec les points qu’elles devraient changer pour améliorer leur performance de manière comparative. L’objectif est plutôt d’encourager l’échange entre les communes et de leur permettre ainsi de disposer d’inputs pour des options d’action potentielles. Concrètement, cela signifie que l’analyse des données permet aux communes d’identifier les points de départ nécessitant une action, sur lesquels elles peuvent ensuite obtenir des inputs lors de la discussion avec les communes de référence.

Un exemple illustratif

Le benchmarking montre que la commune A du canton de Soleure a des coûts par élève nettement plus élevés que la commune B. Dans le cadre de l’analyse complémentaire, nous examinons maintenant les différents facteurs de coûts qui sous-tendent cet indicateur. Nous arrivons par exemple à la conclusion que les coûts des remplacements sont beaucoup plus élevés dans la commune A et que les investissements dans les excursions et les projets sont également nettement plus importants. En outre, la commune A emploie plus d’unités de temps plein par élève.

Les facteurs explicatifs sont par exemple un nombre moyen de classes plus faible ou plus de cours en demi-classe. Il s’agit donc de premières indications sur les raisons pour lesquelles les coûts totaux par élève pourraient être plus élevés que dans la commune B. Les coûts totaux par élève sont plus élevés dans la commune A que dans la commune B.

La discussion des résultats de l’analyse complémentaire porte désormais principalement sur les différences. Pourquoi la commune A a-t-elle des coûts de remplacement tellement plus élevés ? Que fait la commune B différemment pour investir moins ? Ces discussions débouchent ensuite sur des options d’action concrètes. Dans le cas mentionné, par exemple, la commune B fait appel à de nombreux étudiants comme remplaçants et non à des enseignants expérimentés, qui entraînent des coûts nettement plus élevés.

Figure 2 : Exemple d'inducteur de coûts de la scolarité obligatoire

Il est important de noter que notre analyse se concentre principalement sur l’aspect coût et non sur l’aspect qualité. Si une commune est prête à investir consciemment davantage dans des sorties et des excursions ou dans des remplaçants bien formés, c’est son droit le plus strict. L’objectif de notre analyse est plutôt de mettre en évidence les domaines dans lesquels on investit inconsciemment beaucoup plus que dans d’autres communes et de remettre régulièrement en question le statu quo afin d’assurer une amélioration continue des communes. Dans chaque canton, les leviers d’action sur les coûts sont différents ; nous pouvons répondre de manière optimale à cet état de fait grâce à la formation de groupes cantonaux.

Quelles sont les conclusions de l'analyse complémentaire de cette année ?

Cette année, nous avons réalisé 7 analyses complémentaires différentes – dans le canton de Lucerne, Bâle-Campagne, Argovie, Soleure, en Suisse orientale et deux à Berne. Une large gamme de thèmes a été analysée en détail, allant de l’école obligatoire, l’école de musique et l’informatique scolaire aux piscines en plein air, à la location de salles et au soutien aux associations et à la police, en passant par l’accueil de jour, les crèches et les services sociaux.

Pour chacun de ces domaines de prestations, nous avons identifié les principaux facteurs de coûts et analysé en détail les différences entre les communes. Lors de la discussion des résultats, nous avons ensuite élaboré, en collaboration avec les communes de référence, une boîte à outils contenant des options d’action et des mesures possibles.

Le graphique ci-dessous présente la boîte à outils élaborée conjointement pour le domaine de la scolarité obligatoire dans le canton de Soleure.

Analyse complémentaire dans le benchmarking
Figure 3 : Boîte à outils analyse complémentaire de la scolarité obligatoire (SO)

Conclusion

L’analyse complémentaire annuelle est un outil précieux dans le cadre du processus d’amélioration continue et peut avoir un impact positif sur la gestion financière de la commune. L’échange entre les communes et le partage des bonnes pratiques sont particulièrement importants pour le succès de l’analyse complémentaire.

Nous avons éveillé votre intérêt ? Rejoignez le benchmarking des communes suisses et participez à la prochaine analyse complémentaire. Vous trouverez plus d’informations sur notre page de benchmarking.

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Sophia Obi

Sophia travaille depuis octobre 2023 comme contrôleuse dans le domaine du benchmarking pour publicXdata AG. Lorsqu’elle ne traite et n’analyse pas des données communales ou ne participe pas à des projets de conseil, elle s’occupe également du marketing de publicXdata.

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